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Eloge de la pensée

C’est ici que j’aime venir à chaque grande étape de ma vie poser mon sac. Le tumulte incessant des vagues couvrent tout et le roulement des galets aux vagues incessantes sont autant de tambours dans la bataille qui poussent vers l’avant le vieux grognard que je suis devenu, couvrant de leurs va-et-vient bruyants et réguliers la petite voix des doutes qui m’assaillent. Ici, face à l’infini, le regard de l’âme accroche l’écume et goûte au sel de la vie, de vague en vague. Emportés par le vent, un à un, les doutes s’effilochent et la pensée se libère pour ne voir plus que l’horizon qui s’embrase au soleil couchant. Là bas, derrière la ligne où tout se confond, tout devient possible, j’en suis certain. Et voici que l’âme s’élève par-dessus les vagues, semblable à l’écume, au-dessus des galets et gronde avec eux sa foi en la vie. Mais de quoi doutais-je déjà?

Merci! maman!!!

 Demain, la fête des mères! Un instant pour célébrer Celle à qui nous devons tant. Elle n'a point compté ni ses larmes, ni ses nuits sans fin, ni ses peurs, ni ses joies, ni ses sourires...  Rien n'a été trop lourd, trop loin, trop dur, trop moche... Pas même nos colliers de nouilles ou nos ceintres mal peints, ni nos bouquets rachitiques arrachés aux talus...  Et tout ce temps passé à nous décrocher la Lune! Même cachée derrière les nuages, un soir de grandes marées... C'est mon tour demain, de lui décrocher cette Lune qu'elle a mis là dans mon ciel, comme une veilleuse!  A travers mes yeux d'adulte, telle qu'elle est vraiment !  A travers mes yeux d'enfant, telle qu'on la voit depuis  le phare de Penmarc'h un soir de grande marée... Telle que j'aurais pu la lui dessiner sur un collier de nouilles, un vieux ceintre, un vieux pot, à l'école de la Vie! Merci! Maman!!! SCHENEFELD, 24 mai 2025, fête des Mères

Le temps de travail

 Vous avez dit "directive européenne du temps de travail applicable aux militaires" ? . Vous ne le savez pas ? Hors ses munitions , le soldat  ne sait pas compter... Ni ses pas, ni sa sueur, ni ses heures ! Il ne compte ni ce qu'il do nne, ni ce qu'il reçoit. De toute manière, il n'a pas assez de doigts et ses mains  tiennent déjà le destin des siens, cette chose immense qui ne se mesure pas plus sur le cadran d'une montre que sur les pages du calendrier... Le soldat compte... sur ses camarades, sur ses chefs, sur ses équipements,...., sur la chance aussi ! Toutes choses qui ne se mesurent pas....  Les heures d'entraînement, de formation, de..., de combat ???  Il n'en connaît que le fruit: la victoire ou la défaite, la vie ou la mort, la sienne, celle de son camarade, les blessures aussi, visibles comme invisibles !! Compter pour un soldat est chose trop mesquine, tellement qu'il ne veut pas apprendre !! Apprendre à compter, même un tout petit peu,...

Souveraineté nationale?

 L'un de vous m'a demandé un petit billet sur la souveraineté nationale, ce concept abscond pour nos citoyens du monde, ployant sous un pseudo-humanisme post-moderne, garant, paraît-il, d'une paix éternelle.  La souveraineté, voyez-vous, c'est un peu comme la brosse à dents d'un peuple ! Elle participe à sa bonne hygiène et lui permet d'aborder en toute occasion un sourire éclatant et de montrer ses belles dents saines, prêtes à mordre la vie, voire à mordre tout court ! Elle est aussi une bouteille de champagne qui permet de célébrer dignement les grandes occasions et les victoires.  Derrière chaque bulle, il y a le goût du terroir, la subtilité des assemblages, les traditions des grandes maisons,... toutes ces petites choses qui donnent de l'éclat aux grandes Nations !  C'est la surprise de ce général de corps d'armée US qui me demandait naïvement pourquoi il ne me notait pas comme il notait mes camarades étrangers : - No need, Seven? But why??  - ...

A tous ces petits....

Bien sûr, c'est à prendre au second degré. Cependant je ne peux m'empêcher d'écrire... ... A tous ces petits qui, après Noël, continueront à vivre dans l'ignorance et sous la contrainte d'une saine lecture, d'un conte fantastique, condamnés à voir leur esprit errer dans les plaines sauvages de l'imaginaire, sans fin. Comme je vous plains d'avoir encore à vous débattre avec votre âme d'enfant, les mains vides, coupés du monde réel. Pauvres petits, si seuls, si fragiles, à la merci de vos aînés ! Vous voudriez tout comme nous errer d'un post à l'autre, chanter à tweet-tête votre mal-être , Google-enliser vos questions existentielles, Snap-chanter vos exploits d'un commun mortel... Mes pauvres petits, profitez bien de l'enfance. Même un arbre n 'en vaut pas la peine ! A ses branches, vous y pendriez votre enfance sacrée ! Sans retour ! Blankenese, 26 novembre 2022 en réaction à cette parodie sur  https://twitter.com/lesnulsfr/status/...

Septième vague

Blankenese, bord de l'Elbe. Les navires marchands défilent aux sons des mouettes en file indienne. Gros, petit. Gros, encore un autre gros et puis un autre... Je regarde cette noria ininterrompue de cargos qui se pressent aux portes du port d'Hambourg, dans les deux sens, tandis que le monde autour d'eux s'affole, nourri de pénuries et déjà tout transi d'un hiver dont on ne sait comment nous allons le réchauffer. Arrivent-ils chargés de promesses et repartent-ils vides de sens ? A moins que ce ne soit l'inverse ? En réalité je m'en fous !  Mars 2020, sur le bord de la Seille. Pas de cargos, ni de mouettes criardes, déjà des pénuries. Mais surtout une première vague. Je n'ai vu que celle-là, pas les six autres. Parce ce que je n'en suis jamais vraiment sorti, sans doute. Mais le monde a compté pour moi: une, deux, trois... C'est tellement beau un monde qui compte à l'unisson, il ne faut pas oublier ça...  Pourtant je pensais que ma vague avait...

Clap de fin

  Voici désormais deux ans que je me balade de jour en jour, heure après heure, dans ce dénommé Covid long ou long Covid, ou encore syndrome post-Covid… J’avoue avoir une préférence pour ce dernier terme. Car si les deux premiers portent l’accent sur la notion de durée, et croyez-moi deux ans c’est long ! le dernier laisse mieux entrevoir la souffrance et les difficultés qui se cachent au-delà des mots… Cinquième vague, sans doute la sixième qui viendra bientôt s’écrêter au large de nos côtes, avant de se répandre derrière les dunes érigées depuis le premier déferlement de cette maladie. De vague en vague, nous avons appris à vivre sous contraintes, contre le COVID, mais avons-nous appris à vivre avec ? Nous, les post-Covid, capitaines au long cours naviguant à l’estime le long de rivages incertains, nous avons dû apprendre à vivre avec ! A nos côtés, nos proches aussi… Pas le choix ! Peu nous importe le nombre de vagues à déferler, nous sommes pareils de l’une à l’autre, ballotés ...

A mes courageux

 Je viens de dévorer "Éloge du courage" du général Gallet, le "sauveur de Notre-Dame" avec sa Brigade de Sapeurs-pompiers de Paris. Quels beaux moments de grâce au travers de cet hommage à ces hommes et femmes ordinaires, soudain propulsés dans une autre dimension par l'on ne sait quel mystère !  Car le courage n'est pas l'apanage exclusif d'un homme surentraîné, muscles saillants, dominant de toute sa hauteur la menace qui vient. Non ! c'est plus souvent celui que l'on attendait pas, tout frêle, tout petit..., poussé par le refus de l'inacceptable, le sens du devoir, l'esprit de camaraderie, le désir que ses semblables, lui fussent-ils inconnus, survivent,... Et tant d'autres raisons qui le poussent au-delà de la peur et le transcendent sans que l'on ne sache ni comment, ni toujours pourquoi. David contre Goliath, Anne Frank, le tatoueur d'Auschwitz, les soldats de Bazeille, mais aussi Françoise, Fabienne et son époux Pap...

Mort pour rien ?

  A chaque mort sur une terre lointaine, cette remarque: encore un soldat mort pour rien ! Si cette affirmation ne s'adresse pas au soldat en personne, elle n'en est pas pas moins le résultat  d'une méprise sur le sens réel de notre engagement !  Car le soldat ne meurt pas pour une politique, combien-même la force armée en serait le bras armé. Le croire serait réduire, ou plus exactement lier le sens de son action à la seule réussite durable du seul objectif politique poursuivi, lequel n'est que temporel, sinon temporaire. Mais alors quid des causes perdues parce qu'ingagnables? Morts pour rien, les Sapeurs de la Garde? Morts pour rien ceux qui sautèrent jusqu'à la dernière heure sur Dien-Bien-Phu ? Ceux de Bazeille ? Ceux de Camerone et de Waterloo? Pour rien encore nos morts de Bosnie, du Kosovo, du Liban et du Sahel ? Ils ont perdu ou leur action ne semble pas avoir les effets escomptés et pourtant leur héritage irrigue notre histoire de la plus belle des man...

Le ciel gris

 Le  ciel de Paris est gris, Comme le ciel de mon cœur, Déchiré de sentiments contraires Entre la perte en apparence futile D'un frère d'arme pourtant inconnu Qui désormais n'est plus Et l'espérance infiniment sublime Que cette jeunesse généreuse Soulève à l'ombre du sacrifice ultime ! Avec tes frères tu es cette France Que j'aime tant, Idéaliste, généreuse, hors du temps. Avec tes frères, tu es mon nom, Ma devise, aux frontons de nos libertés ! Avec eux, repose en paix sur cette terre Qui te doit tant ! Hambourg, 26 janvier 2022 Hommage national au brigadier-chef Alexandre Marti n , tué à Gao

Compliqué de se parler...

  Compliqué de se parler CALMEMENT du COVID. En effet, il y a autour de la table : - les provax vs les antivax; - les anti-provax vs les pro-antivax; - les pro-anti-provax vs les anti-pro-antivax; - les anti-pro-anti-provax vs les pro-anti-pro-antivax; - etc. Si ajoutent: - ceux qui vous expliqueront qu'il faut écrire anti-proantivax et non anti-pro-antivax vs ceux qui prétendent que c'est anti pro-antivax qu'il faut écrire, vs.... ; - ceux qui vont expliquer que c'est pas très inclusif et qu'il faut écrire anti.e.s-vax et pro.iel-anti.e.s-vax; - ceux qui estiment que le bon terme pour anti-vax (ou ant.iel-vax) c'est novax ! (ben non alors ! c'est no.iel-vax...) et ceux qui demanderont s'il faut dire du coup yesvax ou yeapvax pour les pro-vax; - ceux qui pensent que vaccinophobe et vaccinophile c'est mieux vs les a-vaccinophobes qui sont en fait des pro-vaccinophiles anti-vaccinophobes; - ceux qui estiment qu'on ferait mieux de parler du changem...

Ce qui me peine

 Ce qui me peine aujourd'hui dans les débats ce n'est pas qu'il y ait des pro et des anti. Chacun sait que de la confrontation des idées naissent les bonnes solutions, les avis éclairés et, in fine, les meilleurs décisions. Non, ce qui me chagrine c'est cette incapacité à écouter, entendre, argumenter et contre-argumenter dans le calme, la sérénité et le respect de son contradicteur ! C'est cette manière de considérer de facto que se qui s'oppose à ses propres idées est une atteinte insupportable à la vérité détenue, devenue unique et exclusive, au point de de considérer son contradicteur comme un ennemi. Plus besoin alors d'argumenter pour convaincre ! Plus besoin d'ailleurs de convaincre... L'ennemi doit être non pas combattu mais abattu ! Pire encore, l'ennemi ne mérite pas qu'on le respecte, au point qu'on lui enlève peu à peu, d'argument inefficace en argument inefficace, son humanité.  En appeler à la raison ? Inutile sans doute...

H majuscule!

 Je suis Homme, avec un grand "H", comme "Histoire" , celle qui compte parce qu'elle dit de nous d'où l'on vient pour que nous puissions mieux aller vers notre avenir...  Homme ou femme, quelle importance ? Le "H" en majesté nous donne ce qu'on nomme le genre humain. Un homme qu'on nomme "Homme", parce qu'il est homme et femme mêlés dans cette lettre magistrale faite de deux jambes liées d'un trait d'union. Quelle grandeur que ce signe qui préfigure l'union de l'homme et de la femme dans un seul genre universel, irrémédiablement liés pour le meilleur et pour le pire ! Masculin et féminin ne s'opposent pas, ils se complètent au contraire et se soutiennent. Ils vont accotés, à l'estime, où les mène leur destin, main dans la main, unissant leurs forces vives pour transcender leur misérable condition humaine. De là surgit l'humanité, dans cet élan des cœurs qui s'accordent et ensemble dépassent ...

Naître et mourir

Naître et mourir, deux verbes que la langue décline en une multitude d'expressions que peu d'autres mots suggèrent à l'esprit. Il est vrai que, pour nous autres humains en recherche perpétuel de sens,  ces deux mots-là sont lourds de conséquences. Ils sont en effet notre alpha et notre oméga, le début et la fin... À bien y réfléchir, naître ne donne pas lieu à tant d'expressions que cela. Sans doute parce que les bonnes choses se disent simplement... On naît par voie naturelle ou par césarienne. On naît d'une rencontre d'un homme et d'une femme, d'un élan irrésistible, in utero. Du moins était-ce la règle... Car si Madame est toujours présente, Monsieur est lui fortement concurrencé par les pipettes et autres tubes de la science. Je me demande d'ailleurs jusqu'à quand nous aurons besoin de lui... En somme naître se résume à deux options et quelques variantes, les options pouvant s'aménager : naître naturellement "à la bonne franquette...

Au regard d'une femme...

 Si je savais l'effet des ailes du papillon, J'ignorais la toute puissance du battement de cils, au-dessus du regard d'une femme, Sur le cœur de l'homme. Si je savais la beauté colorée des coreaux délicatement posé au fonds des eaux translucides, Je ne me doutais pas qu'il y eut ainsi au fond du cœur d'une femme cette même magie! Et voilà que la brute épaisse qui s'enorgueillit de sa toute puissance devient soudain aussi doux qu'un agneau ! En apesanteur, suspendue dans le vide, entre deux battements de paupières elle oscille, la brute, avec grâce ! Un danseur est né ! Ah ! Si nous avions tous un regard pour nous faire danser, le monde serait plus doux !  Angers, en attendant mon train...  08 novembre 2021.

Quand l'amour s'éteint

Ah ! l'imbécile heureux qui s' est donné à ce cœur-là ! Ce cœur qui l'avait jadis serré si fort contre soi, ce cœur aujourd'hui si froid qui l'avait jadis porté à la force de ses bras, bien au chaud tout contre lui et qui aujourd'hui le retient à peine du bout des lèvres, juste du bout des doigts...à peine !  Avant de sombrer au grand précipice des amours mortes, avant de couler dans les eaux froides et sombres de l'indifférence, comme j'aimerais lire encore dans ce regard qui se décroche les éclairs et les tempêtes passés qui emportaient ces deux cœurs liés à la vie, à la mort.  De la lumière à l'ombre, il n'est qu'un pas que les nuages sombres accompagnent au vent d'un amour qui s'en va dans le curieux silence d'un dernier orage. Le début et la fin ne sont que les rives d'un même fleuve. Ils se tenaient au milieu du hall, le visage fermé, sans voir que le vent de leur histoire les poussait sur cette berge fatale où ils s...

Mon Dieu, donne-moi le silence

 Mon Dieu,  Combien, plongés dans l'adversité, privés de tout repère, T'appellent à leur secours ? Combien se souviennent, dans la souffrance, de Ton existence et de Ta bonté ? Combien qui T'ignoraient de leur crasse suffisance, agenouillés à Tes pieds Te prient à grands cris dans l'adversité ?  Comme Tu manques à leurs vies soudain ! Comme il faudrait que Tu sois là ! Comme il faudrait que Tu les tires de Ton côté, les arrachant aux douleurs de la vie !  Et voilà, maintenant qu'ils Te reconnaissent enfin, que Tu restes silencieux, indifférent à la souffrance qui les accable ! Et voilà qu'il faudrait que Tu agisses à chaque battement de leurs cœurs douloureux ! Que Tu ôtes à leurs fronts de suppliciés leurs minces épines ! Que Tu leur épargnes leurs si petites croix ! Et les rendes à la vie ? Ô Seigneur, Ô mon Dieu et mon Sauveur, j'ai bien peur d'être de ceux-là ! J'ai bien peur de ne pas valoir mieux, à vouloir  que Tu me prennes à chaque douleur d...

La Pie qui chante

A un soldat mutilé et découragé, sur la tombe encore toute fraîche de son époux tombé au combat, une jeune femme dit avec une infinie tendresse : "C'est vrai, tu es mutilé, mais à l'intérieur, tu es toujours le même! Ne te décourage pas, un jour tu retrouveras l'amour... .". Cette scène  dépouillée d'un  film  est splendide d'humanité ! Celle qui vient de tout perdre et qui pourrait se lamenter vient offrir un futur à celui qui a survécu à son camarade...  Cette opposition entre " l'intérieur" et "l'extérieur" de ce blessé est venu brutalement s'inviter en moi, plongé dans un cycle récurrent et symptomatique Covid long depuis une dizaine de jours. Ne me demandez pas pourquoi !  À  "l'extérieur", je suis toujours le même, à quelques kilos et cheveux blanchis près. Ceux qui m'ont connu jeune et qui ne m'ont pas vu vieillir sont souvent frappés: " T'as pas changé, vieux !" Et oui ! "Pimo...

Une âme au désert des mots perdus....

 Assis au sommet d'une barcane,  Sur un siège d'adobes brûlantes,  Dessous la voussure céleste,  J'admire le scintillement du soleil Ouroboros chatoyant Sous lequel brasille le sable brûlant.  Je baguenaude ainsi sans but,  En cette thébaïde merveilleuse  Où nul oiseau ne zinzinule !  Ô ! douce ataraxie sous un ciel omineux,  Que l'astre suprême rubifie !  Ô ! mortelle assuétude où je me pâme!  Spendeur des reflets zinzolins Dont s'adornent les dunes sauvages !  Iridescence d'une âme évaltonnée Que les scabieuses  rudérales brouies Tirent sans chafouineries mesquines D'un songe synopsique !  Le désert rend ainsi aux âmes éclamées La juste et merveilleuse théodicée Qu'une acédie tristement coupable  Avait rendue hélas pellucide  À leur beau regard cérulé,  Derrière l'ocelle des pupilles fermées.  Hambourg, 26 septembre 2021 LEXIQUE  Barcane: dune en forme de croissant.  Adobe: brique d'arg...

Français, lève-toi et marche !

Pour chaque peuple, il existe trois temps: le passé, le présent et le futur. Le passé, n'est pas toujours simple... Il est souvent le résultat d'une histoire où s'entremêlent guerres intestines, luttes de pouvoir, défaites ou victoires, toutes ces choses qui peu à peu forgent une Nation sur la scène du monde.   Le présent, lui, est souvent indicatif... Il est en effet suspendu entre son origine, qui nous parle d'hier, et son avenir qui nous promet demain. Ce n'est probablement pas tout à fait par hasard qu'il prend sa place juste là, à la charnière entre ce que nous avons été et ce que nous pourrions être... Le passé est un temps qui n'est plus, tandis que le futur est un temps qui n'est pas encore. C'est un temps "à venir", plus ou moins chargé de promesses, selon ce que nous faisons du emps présent. Un peuple peut toujours choisir entre regarder par dessus son épaule sa grandeur passée et croire que le rêve se poursuit et tenter de vivre ...